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Le blog de Médipsy, nouvelles et ressources

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Lorsque les gens commencent une thérapie, ils cherchent souvent à se soulager d’une souffrance qui les pèse. Ils peuvent être aux prises avec de l’anxiété, de la dépression, un deuil, des difficultés relationnelles, un traumatisme, du stress ou encore un sentiment persistant que leur vie manque de sens.

Naturellement, une question vient alors à l’esprit : Comment saurai-je si la thérapie fonctionne ?

À première vue, la réponse peut sembler évidente. Si les symptômes s’améliorent, c’est que la thérapie fonctionne. Si la dépression s’atténue, que l’anxiété diminue ou que les crises de panique deviennent moins fréquentes, la plupart des gens considèrent cela comme un signe de progrès important.


Et ils auraient raison. Réduire la souffrance émotionnelle est l’un des objectifs les plus importants de la psychothérapie. Pourtant, une question plus profonde mérite d’être posée : Qui peut décider de ce que signifie la réussite thérapeutique pour vous ?


Qui décide si la thérapie est une réussite ?


Pour les chercheurs, une thérapie réussie se définit souvent par des changements mesurables au niveau des symptômes et du fonctionnement au quotidien. Pour les compagnies d’assurance, l’amélioration des symptômes constitue fréquemment un élément important, puisque les traitements sont généralement financés pour répondre à des problématiques de santé mentale identifiées. Ces mesures jouent un rôle important. Elles permettent aux chercheurs d’évaluer les traitements, de comparer différentes approches et de déterminer si les soins sont efficaces. Elles aident également les assureurs à déterminer si le traitement demeure médicalement nécessaire.


Parallèlement, la façon dont l’efficacité d’une thérapie est évaluée est influencée par les systèmes dans lesquels les soins sont offerts. Pour certaines personnes qui ont accès à des services de psychothérapie par l’entremise de leur assurance, la définition du progrès peut être déterminée, du moins en partie, par ce qui peut être documenté et mesuré, notamment à travers l’évolution des symptômes et du fonctionnement. Ces indicateurs sont importants, mais ils ne représentent qu’une partie du portrait global.


Chez Medipsy, nous reconnaissons ces réalités et travaillons dans ce contexte. Nous comprenons que les exigences des compagnies d’assurance peuvent parfois limiter la façon dont les progrès sont définis et documentés. Dans ces limites, nous privilégions une approche collaborative afin de nous concentrer sur les changements qui comptent le plus pour vous.

Votre thérapeute peut vous aider à tirer pleinement parti du soutien financier offert par votre assurance, tout en restant centré sur vos objectifs personnels et sur ce que vous souhaitez retirer de votre démarche thérapeutique.


Que recherchent souvent les clients en thérapie ?


Une personne peut commencer une thérapie dans l’espoir de réduire ses crises de panique. Une autre peut souhaiter améliorer une relation, se remettre d’une perte douloureuse, être davantage présente dans son rôle de parent, développer une plus grande confiance en elle ou mieux comprendre les schémas qui ont façonné son parcours de vie.


Ces objectifs ne sont pas moins importants simplement parce qu’ils sont plus difficiles à mesurer.

En fait, les recherches montrent de plus en plus que de nombreuses personnes définissent la réussite d’une thérapie d’une manière qui va au-delà de la réduction des symptômes. Une étude récente menée par Lam et ses collègues sur le rétablissement de jeunes adultes ayant vécu une dépression a révélé que les personnes interrogées décrivaient souvent le rétablissement comme un processus comprenant notamment le retour de l’espoir, des relations significatives, un sentiment d’identité plus solide, la poursuite d’objectifs personnels et une capacité accrue à prendre pleinement part à la vie.


De même, l’article The Tyranny of Time, publié dans Psychotherapy Networker, s’appuie sur des recherches portant sur les résultats de la psychothérapie, notamment les travaux de Michael Lambert et de ses collègues, pour mettre en lumière une tension importante dans le domaine. Bien que l’évolution des symptômes soit importante et plus facile à mesurer, plusieurs des changements que les personnes valorisent le plus, comme une meilleure compréhension de soi, des relations plus satisfaisantes, une plus grande acceptation de soi et la possibilité de vivre de façon plus authentique - peuvent se développer progressivement et ne sont pas toujours pris en compte par les mesures traditionnelles.


Cela ne signifie pas que les symptômes sont sans importance. Pour de nombreuses personnes, réduire l’anxiété, la dépression, les symptômes liés à un traumatisme ou la détresse émotionnelle constitue un objectif central de la thérapie.


Cela signifie plutôt que le soulagement des symptômes s’inscrit souvent dans un portrait plus large.


L'importance de définir ensemble vos objectifs thérapeutiques


Si une thérapie réussie se définit ultimement par des changements significatifs dans la vie d’une personne, alors les objectifs ne peuvent pas simplement être prescrits par un thérapeute ou déduits d’un diagnostic. Ils doivent être définis en collaboration.


Au début d’une thérapie chez Medipsy, les clients et les thérapeutes travaillent ensemble afin de cerner les préoccupations qui les ont amenés à consulter ainsi que les changements qu’ils souhaitent apporter dans leur vie. Parfois, les objectifs sont clairs et concrets : réduire les crises de panique, améliorer le sommeil ou mieux gérer les symptômes de la dépression. À d’autres moments, ils sont plus larges et personnels, comme améliorer ses relations, développer sa confiance en soi, trouver une direction dans sa vie ou apprendre à mieux composer avec ses émotions.


Il est important de souligner que ces objectifs peuvent évoluer au fil de la thérapie.


Si vous commencez une thérapie en raison d’une anxiété accablante, vous pourriez éventuellement découvrir que vos préoccupations plus profondes sont liées au perfectionnisme, à l’estime de soi ou à la difficulté à établir des limites. Une autre personne pourrait commencer une thérapie en pleine période de crise, puis s’intéresser progressivement à des questions liées à son identité, au sens qu’elle donne à sa vie ou à son développement personnel. Ces changements ne signifient pas que la thérapie a perdu sa direction. Ils peuvent au contraire être le signe qu’elle vous aide à mieux vous comprendre.


Pour cette raison, une thérapie efficace implique de revoir régulièrement les objectifs établis et de discuter de la façon dont le traitement continue de répondre à ce qui compte le plus pour vous.


Le thérapeute apporte son expertise clinique ainsi que ses connaissances des interventions fondées sur les données probantes. De votre côté, vous apportez votre connaissance de vos propres valeurs, priorités, relations et expériences vécues. Des objectifs thérapeutiques véritablement significatifs émergent de la rencontre de ces deux perspectives.


Comment mesure-t-on les progrès en thérapie


Chez Medipsy, nous croyons que les mesures objectives et l’expérience personnelle sont toutes deux des sources d’information importantes. Tous nos thérapeutes ont accès à l’Outcome Questionnaire-45 (OQ-45), l’un des outils les plus étudiés pour évaluer l’évolution des résultats en psychothérapie. Développé dans le cadre des travaux de Michael Lambert et de ses collègues, l’OQ-45 permet de suivre l’évolution de la détresse psychologique, du fonctionnement interpersonnel et du fonctionnement au quotidien tout au long de la thérapie.


Les recherches montrent que le suivi régulier des résultats peut contribuer à améliorer l’efficacité des traitements en aidant les thérapeutes et les clients à déterminer si des progrès sont réalisés et si certains ajustements pourraient être nécessaires. L’OQ-45 fournit ainsi des informations utiles sur les tendances et les changements qui pourraient autrement passer inaperçus.


Cela dit, aucun questionnaire ne peut à lui seul déterminer si une thérapie est véritablement significative pour une personne. Un outil de mesure peut indiquer une amélioration des symptômes alors qu’un client se sent encore déconnecté de ses valeurs ou de ses objectifs. À l’inverse, une personne peut être en train de vivre des changements profonds dans ses relations, sa compréhension d’elle-même ou son sentiment de donner un sens à sa vie, avant que ces changements ne se reflètent pleinement dans les scores de symptômes.


C’est pourquoi nous croyons que les outils d’évaluation sont particulièrement utiles lorsqu’ils s’inscrivent dans une conversation plus large. Ils permettent d’éclairer la démarche thérapeutique, sans toutefois remplacer les discussions continues sur ce que vous souhaitez accomplir et sur la façon dont la thérapie vous aide à avancer vers vos objectifs.


Comment savoir si la thérapie fonctionne ?


Parfois, les progrès sont faciles à reconnaître. Vous pouvez mieux dormir, vous sentir moins anxieux, ressentir moins de symptômes dépressifs ou trouver plus facile de composer avec le stress du quotidien.


Souvent, cependant, les progrès se manifestent de façon plus subtile. Vous pourriez remarquer que vous vous remettez plus rapidement après une difficulté, que vous communiquez plus ouvertement, que vous établissez des limites plus saines ou que vous réagissez différemment dans des situations qui vous semblaient autrefois accablantes. Vous pourriez également être moins dur envers vous-même, faire preuve de davantage de bienveillance envers vous-même ou être plus disposé à prendre des risques qui correspondent à vos valeurs.


Les gens décrivent souvent leurs progrès non pas comme une transformation spectaculaire, mais plutôt comme une évolution graduelle dans leur façon de se percevoir, d’interagir avec leurs émotions et d’entretenir leurs relations avec les personnes qui les entourent.


Et si je suis encore anxieux parfois ?


Une idée reçue assez répandue est qu’une thérapie réussie devrait complètement éliminer l’anxiété, la tristesse ou toute autre émotion difficile. Pourtant, être en bonne santé psychologique ne signifie pas ne jamais ressentir de détresse. L’anxiété, le deuil, la déception, l’incertitude et la tristesse font partie de l’expérience humaine. L’objectif de la thérapie n’est pas d’éliminer ces expériences normales.


La thérapie peut plutôt vous aider à développer une relation différente avec ces difficultés inhérentes à la vie. Les émotions difficiles peuvent devenir moins envahissantes, moins susceptibles de prendre le contrôle et moins susceptibles de dicter vos décisions importantes. De nombreuses personnes constatent qu’elles sont de plus en plus capables de poursuivre des objectifs qui ont du sens pour elles et de préserver leurs relations importantes, même lorsque des émotions inconfortables sont présentes.


La vie continuera d’apporter son lot de défis, de pertes, de transitions, de déceptions et d’incertitudes. Le rétablissement, c’est aussi se sentir davantage capable de traverser ces difficultés inévitables. Si vous devenez plus résilient, plus connecté aux autres et plus confiant dans votre capacité à faire face aux défis sans vous laisser submerger, cela pourrait être, pour vous, une véritable réussite thérapeutique.


Une vision plus large de la réussite thérapeutique


Chez Medipsy, nous accordons une grande importance au soulagement des symptômes, car nous savons à quel point l’anxiété, la dépression, les traumatismes et autres difficultés de santé mentale peuvent être éprouvants. Nous reconnaissons également que les changements significatifs prennent des formes différentes d’une personne à l’autre. Il n’existe pas une seule définition de la réussite en thérapie.


Les résultats de recherche, les outils d’évaluation, les critères diagnostiques et les exigences des compagnies d’assurance fournissent tous des informations précieuses. Cependant, aucun de ces éléments ne peut à lui seul déterminer ce qui compte le plus pour vous. C’est pourquoi les discussions sur vos objectifs ne se limitent pas à la première séance. Elles se poursuivent tout au long de la thérapie et évoluent à mesure que vous développez une meilleure compréhension de vous-même, rencontrez de nouveaux défis et précisez ce que vous souhaitez pour votre vie.

En fin de compte, une thérapie réussie ne consiste pas simplement à réduire les symptômes. Il s’agit de vous aider à avancer vers une vie qui vous semble plus connectée, plus significative, plus authentique et davantage en accord avec vos valeurs.


Et la personne la mieux placée pour déterminer si ces changements sont en train de se produire, c’est celle dont la vie est en train de changer : vous.


Références


Lam, J. A., Mulvaney-Day, N., Dobbins, A. R., Aldis, R., Pasricha, I., Amonoo, H. L., & Progovac, A. M. (2024). What outcomes matter in recovery from depression? A pilot study of young adults.

Lambert, M. J. (2007). Presidential Address: What We Have Learned From a Decade of Research Aimed at Improving Psychotherapy Outcome in Routine Care. Psychotherapy Research, 17(1), 1–14.


Lambert, M. J. (2013). The efficacy and effectiveness of psychotherapy. In M. J. Lambert (Ed.), Bergin and Garfield's Handbook of Psychotherapy and Behavior Change (6th ed.).

Miller, S. D. (2024). The Tyranny of Time. Psychotherapy Networker.

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Le trouble bipolaire de type II est fréquemment confondu avec la dépression et demeure souvent non diagnostiqué pendant plusieurs années. Les recherches récentes suggèrent qu’il ne s’agit pas simplement d’une forme moins sévère du trouble bipolaire, mais plutôt d’une affection distincte qui comporte ses propres défis et nécessite des approches thérapeutiques adaptées.


Note de la rédaction : Cet article s’appuie principalement sur une récente revue de pointe consacrée au trouble bipolaire de type II, publiée dans World Psychiatry en 2025, ainsi que sur les connaissances cliniques actuelles et les lignes directrices de pratique. Cette revue synthétise les résultats d’un vaste corpus de recherches et éclaire plusieurs des thèmes abordés ci-dessous, notamment la prédominance des épisodes dépressifs dans le trouble bipolaire de type II, les difficultés diagnostiques et les approches actuelles en matière de traitement.



La plupart des gens connaissent le terme « trouble bipolaire ». Lorsqu’on y pense, on imagine généralement des changements d’humeur spectaculaires, des épisodes maniaques, des décisions impulsives ou encore une hospitalisation en psychiatrie. Pourtant, cette représentation ne reflète qu’une partie du spectre bipolaire. De nombreuses personnes atteintes d’un trouble bipolaire ne connaissent jamais d’épisode maniaque à part entière. Elles vivent plutôt avec un trouble bipolaire de type II, une affection qui est souvent négligée parce qu’elle se manifeste de manière très différente.


Pendant de nombreuses années, le trouble bipolaire de type II a été considéré comme une forme moins sévère du trouble bipolaire de type I. Les recherches récentes dressent toutefois un portrait plus nuancé. Bien que les personnes atteintes d’un trouble bipolaire de type II ne présentent pas d’épisodes maniaques à part entière, elles passent souvent beaucoup plus de temps à lutter contre la dépression, et le fardeau global associé à la maladie peut être considérable. De plus en plus, les experts considèrent donc le trouble bipolaire de type II non pas comme une forme moins sévère du trouble bipolaire, mais comme une affection distincte, présentant ses propres caractéristiques cliniques, ses propres défis et ses propres besoins en matière de traitement.


Un trouble davantage défini par la dépression que par l’hypomanie


Le diagnostic officiel du trouble bipolaire de type II repose sur la présence d’antécédents d’épisodes dépressifs majeurs ainsi que d’épisodes d’hypomanie. Le terme hypomanie signifie littéralement « sous la manie ». Il désigne une période caractérisée par une augmentation de l’énergie, de l’activité, de la confiance en soi ou de l’humeur, qui est perceptible, mais qui n’atteint pas l’intensité d’un épisode maniaque à part entière. Contrairement à la manie, l’hypomanie n’entraîne généralement pas de perturbation majeure du fonctionnement, de symptômes psychotiques ni la nécessité d’une hospitalisation.


Cette distinction peut sembler peu importante, mais elle constitue en pratique un véritable défi diagnostique. De nombreuses personnes ne perçoivent pas l’hypomanie comme un problème. En fait, elles peuvent se souvenir de ces périodes comme de moments où elles se sentaient particulièrement productives, créatives, sociables ou capables. Elles peuvent avoir besoin de moins de sommeil, entreprendre plusieurs projets à la fois et se sentir plus optimistes qu’à l’habitude, tout en demeurant suffisamment fonctionnelles pour que ni elles ni leur entourage ne considèrent cette expérience comme un problème de santé mentale.


La dépression est une tout autre réalité. Les épisodes dépressifs sont souvent prolongés, pénibles et invalidants. Par conséquent, les personnes atteintes d’un trouble bipolaire de type II consultent généralement pour des symptômes dépressifs plutôt que pour leur hypomanie.

L’une des observations les plus frappantes issues des recherches récentes est à quel point le trouble est dominé par la dépression. Les personnes atteintes d’un trouble bipolaire de type II passent beaucoup plus de temps en dépression qu’en hypomanie. Pour beaucoup d’entre elles, la dépression constitue l’expérience prédominante du trouble. Cela contribue à expliquer pourquoi le trouble bipolaire de type II est si souvent diagnostiqué initialement comme un trouble dépressif majeur.


Pourquoi le diagnostic est souvent retardé


De nombreux adultes ayant reçu un diagnostic de trouble bipolaire de type II rapportent avoir été traités pendant plusieurs années pour une dépression avant que la nature bipolaire de leur trouble ne soit reconnue.


Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. Les épisodes d’hypomanie peuvent être brefs et survenir peu fréquemment. Certaines personnes ne les reconnaissent tout simplement pas comme étant inhabituels. D’autres les perçoivent de manière positive et ne pensent donc pas à les mentionner lors des évaluations cliniques.


Cette distinction est importante, car la dépression récurrente et la dépression associée au trouble bipolaire de type II ne répondent pas toujours au traitement de la même manière. Avant que le diagnostic ne soit établi, de nombreuses personnes se voient prescrire des antidépresseurs parce que leurs symptômes semblent indissociables de ceux d’un trouble dépressif majeur.


Les antidépresseurs peuvent être bénéfiques pour certaines personnes atteintes d’un trouble bipolaire de type II, particulièrement lorsqu’ils sont utilisés en association avec un stabilisateur de l’humeur. Cependant, lorsque le trouble bipolaire n’est pas reconnu, un traitement reposant uniquement sur des antidépresseurs peut parfois s’avérer inefficace, contribuer à une instabilité de l’humeur ou provoquer l’apparition de symptômes hypomaniaques. Pour cette raison, les cliniciens sont souvent prudents lorsqu’il s’agit de recourir aux antidépresseurs seuls lorsqu’un trouble bipolaire de type II est soupçonné.


Une personne qui semble présenter une dépression résistante au traitement pourrait donc, dans certains cas, être atteinte d’un trouble du spectre bipolaire sous-jacent qui n’a pas encore été reconnu.


Pour les cliniciens, le diagnostic repose souvent moins sur l’identification de symptômes lors d’un seul rendez-vous que sur la compréhension de schémas qui se sont manifestés au fil de nombreuses années. Un examen attentif des antécédents de l’humeur, des antécédents familiaux, des habitudes de sommeil et des changements du niveau d’énergie peut révéler un tableau qui n’est pas immédiatement évident.


Pourquoi il est important d’obtenir le bon diagnostic


Pour de nombreuses personnes, le trouble bipolaire de type II est d’abord diagnostiqué comme un trouble dépressif majeur, puisque la dépression constitue la manifestation la plus visible du trouble. Bien que cela soit compréhensible, cette situation peut avoir d’importantes répercussions sur le traitement.


Lorsque le trouble bipolaire de type II n’est pas reconnu, le traitement peut se concentrer exclusivement sur la dépression sans tenir compte du schéma sous-jacent d’instabilité de l’humeur. Un diagnostic précis permet d’adapter le traitement de façon plus appropriée. Il peut orienter les choix médicamenteux, aider les patients à reconnaître les signes avant-coureurs des épisodes thymiques et favoriser la mise en place de stratégies visant à maintenir une stabilité de l’humeur à long terme.


Pour de nombreuses personnes, recevoir le bon diagnostic ne consiste pas simplement à mettre un nom sur leurs symptômes : c’est le début d’une approche thérapeutique plus efficace.

Le trouble bipolaire de type II pourrait-il correspondre à votre expérience?

Si vous avez vécu des épisodes dépressifs récurrents accompagnés de périodes d’énergie accrue, d’un besoin réduit de sommeil, d’une confiance en vous inhabituelle ou de changements dans votre niveau d’activité, une évaluation complète peut aider à mieux comprendre ce qui se passe.


Chez Medipsy, nos cliniciens offrent des évaluations des troubles de l’humeur, y compris des troubles du spectre bipolaire, et peuvent vous aider à mieux comprendre vos symptômes et à explorer les options de traitement appropriées. Si vous souhaitez obtenir une consultation ou en savoir davantage sur nos services, vous pouvez communiquer avec notre coordonnatrice Maria à info@medipsy.ca ou au 514 419-3005.


Le trouble bipolaire de type II est-il réellement une forme « moins sévère »?


Traditionnellement, le trouble bipolaire de type II a été décrit comme la forme moins sévère du trouble bipolaire puisqu’il n’implique pas de manie. Bien que cette description soit compréhensible, elle peut également être trompeuse. L’absence de manie ne signifie pas nécessairement que le trouble entraîne moins de souffrance.


Les recherches montrent de façon constante que les personnes atteintes d’un trouble bipolaire de type II peuvent présenter une altération importante de leur fonctionnement au travail, dans leurs relations et dans leur qualité de vie globale. Les épisodes dépressifs récurrents peuvent nuire aux études, à l’emploi, à la parentalité et au fonctionnement social. De nombreuses personnes vivent avec ces symptômes pendant des années avant d’obtenir un diagnostic précis.


Plus préoccupant encore, les recherches indiquent que le risque suicidaire associé au trouble bipolaire de type II pourrait être comparable à celui observé dans le trouble bipolaire de type I. C’est notamment pour cette raison que de nombreux experts s’éloignent aujourd’hui de l’idée selon laquelle le trouble bipolaire de type II serait simplement une affection « moins grave ». Les difficultés sont différentes, mais elles ne sont pas nécessairement moins importantes.

Que savons-nous des causes du trouble bipolaire de type II?


Comme pour la plupart des troubles psychiatriques, il n’existe pas de cause unique.

La génétique joue un rôle important. Les troubles bipolaires ont tendance à être plus fréquents au sein de certaines familles, bien que les chercheurs n’aient pas identifié un seul gène responsable de cette affection. Le risque semble plutôt découler de l’interaction de nombreux facteurs génétiques, chacun ayant un effet relativement faible.


Les neurosciences modernes ont également mis en évidence des différences dans les réseaux cérébraux impliqués dans la régulation des émotions, le traitement de la récompense et les fonctions exécutives. Parallèlement, les chercheurs étudient différents processus biologiques susceptibles de contribuer au trouble bipolaire, notamment les perturbations du rythme circadien, les voies inflammatoires, le fonctionnement mitochondrial et les systèmes de neurotransmetteurs.


Ces découvertes permettent de mieux comprendre le trouble, mais elles n’ont pas encore permis de mettre au point un test de laboratoire capable de confirmer le diagnostic. Le trouble bipolaire de type II demeure un diagnostic clinique fondé sur les symptômes, les antécédents et l’évolution du trouble.


Les facteurs environnementaux jouent également un rôle. Les perturbations du sommeil, les événements de vie particulièrement stressants, la consommation de substances et les traumatismes psychologiques peuvent tous influencer l’apparition ou la récurrence des épisodes thymiques chez les personnes vulnérables.

L’importance du sommeil


L’un des résultats les plus constants de la recherche sur les troubles bipolaires concerne le rôle du sommeil et des rythmes biologiques.


Les personnes atteintes de troubles bipolaires semblent souvent particulièrement sensibles aux perturbations de leur cycle veille-sommeil. Le travail par quarts, le décalage horaire, les horaires irréguliers et les périodes de privation de sommeil peuvent parfois déclencher des épisodes thymiques.


Pour cette raison, le traitement accorde de plus en plus d’importance au maintien d’une routine quotidienne régulière. Des habitudes de sommeil constantes ne constituent pas seulement une bonne pratique de mode de vie; elles sont souvent considérées comme une composante essentielle de la stabilité de l’humeur à long terme.


Approches actuelles du traitement


Le traitement repose généralement sur une combinaison de médicaments, de psychothérapie, de psychoéducation et de stratégies d’autogestion.


Les médicaments stabilisateurs de l’humeur demeurent au cœur du traitement pour de nombreuses personnes. Selon les symptômes et les antécédents de la personne, le traitement peut notamment inclure le lithium, la lamotrigine ou certains antipsychotiques atypiques.


La psychothérapie joue également un rôle important. Des approches fondées sur des données probantes, comme la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie centrée sur la famille et les approches interpersonnelles et de régulation des rythmes sociaux — qui visent notamment à stabiliser les routines quotidiennes, comme les heures de sommeil, de réveil, des repas, du travail, de l’exercice et des activités sociales — peuvent aider les personnes à mieux comprendre leur trouble, à reconnaître les signes avant-coureurs et à développer des stratégies pour gérer le stress et maintenir des routines régulières.


Un thème important qui ressort des revues récentes est que le trouble bipolaire de type II demeure moins étudié que le trouble bipolaire de type I. Bon nombre des recommandations thérapeutiques reposent sur des données provenant de populations atteintes de troubles bipolaires au sens large plutôt que sur des recherches portant spécifiquement sur le trouble bipolaire de type II. Cet écart se réduit progressivement, mais davantage de recherches ciblées demeurent nécessaires.


Perspectives d’avenir


Au cours de la dernière décennie, l’intérêt scientifique pour le trouble bipolaire de type II a considérablement augmenté. Les chercheurs étudient notamment les biomarqueurs, les profils de risque génétique, les technologies de suivi numérique et de nouvelles approches thérapeutiques qui pourraient éventuellement permettre un diagnostic plus précoce et des soins davantage personnalisés.


Parallèlement, une conclusion devient de plus en plus difficile à ignorer : le trouble bipolaire de type II n’est pas simplement une dépression accompagnée d’épisodes occasionnels d’élévation de l’humeur. Il s’agit d’un trouble de l’humeur distinct et souvent sous-reconnu, dont les répercussions peuvent être considérables.


Pour de nombreuses personnes, obtenir un diagnostic précis constitue un tournant. Des symptômes qui semblaient auparavant confus ou contradictoires commencent à prendre sens. Le traitement peut être adapté de manière plus appropriée. Surtout, les personnes acquièrent une meilleure compréhension de ce qu’elles vivent et de la meilleure façon de gérer leur état au fil du temps.


Si des épisodes dépressifs récurrents se sont accompagnés de périodes d’énergie inhabituellement élevée, d’un besoin réduit de sommeil, d’une confiance en soi accrue ou de changements marqués dans le niveau d’activité et de productivité, une évaluation complète en santé mentale pourrait être pertinente.


Passez à l’étape suivante


Si vous craignez que vos symptômes puissent correspondre à un trouble bipolaire de type II, une évaluation auprès d’un professionnel de la santé mentale peut vous aider à obtenir des réponses et à déterminer les prochaines étapes.


Communiquez avec Maria, coordonnatrice chez Medipsy, au 514 419-3005 ou à info@medipsy.ca pour prendre rendez-vous ou en savoir davantage sur nos services d’évaluation.

Pour en savoir plus


La principale source ayant servi à la rédaction de cet article est :

Parker G, McIntyre RS, Carvalho AF, et al. Bipolar II Disorder: A State-of-the-Art Review. World Psychiatry. 2025;24(2):187–220.


Cet article est fourni à des fins éducatives uniquement et ne doit pas être considéré comme un avis médical. Si vous avez des préoccupations concernant le trouble bipolaire ou d’autres symptômes liés à votre santé mentale, consultez un professionnel de la santé qualifié.

lady in black dress looking down

 


For most people, summer is something to look forward to. Longer days, warmer weather, time at the cottage, vacations, and family gatherings all contribute to the idea that summer is the “feel-good” season.

 

But that isn’t everyone’s experience.

 

Some people notice that their mood actually worsens as the weather becomes warmer. They may feel anxious, restless, irritable, or unusually sad. Sleep becomes difficult, their appetite changes, and they find themselves withdrawing from activities they would normally enjoy. Instead of feeling energized by summer, they count the weeks until autumn arrives.

 

If this sounds familiar, you’re not imagining it.

 

Although most people associate seasonal depression with the darker months of fall and winter, mental health professionals also recognize a less common form that occurs during the spring and summer. Today, clinicians refer to this as Major Depressive Disorder with a seasonal pattern. Many people still know it by its former name - Seasonal Affective Disorder (SAD) - but current diagnostic guidelines describe it as a pattern of depression rather than a separate diagnosis.

 

Researchers are still working to understand why this happens. Unlike winter depression, which has been linked to reduced daylight, summer-pattern depression appears to involve a combination of biological vulnerability and environmental factors. Heat, disrupted sleep, changes in daily routines, and even the pressure to be out enjoying the season may all play a role. For some people, these factors create a perfect storm that affects both physical and emotional well-being.

 

The symptoms are much the same as those seen in other forms of depression. Some people experience persistent sadness, while others notice that anxiety and irritability are more prominent. Difficulty sleeping is particularly common, and many people find themselves feeling emotionally exhausted despite the longer days.

 

The important thing to remember is that depression doesn’t follow a calendar. If your mood changes predictably every summer, and those changes interfere with your relationships, work, or enjoyment of life, it’s worth talking with a mental health professional. Seasonal patterns can be identified, understood, and treated.

 

Treatment depends on each person’s needs but often includes psychotherapy, attention to sleep and daily routines, stress management, and, for some individuals, medication prescribed by their physician. Just as importantly, therapy can help people understand their own seasonal patterns so they can recognize early warning signs and develop strategies before symptoms become overwhelming.

 

Although summer-pattern depression is less common than its winter counterpart, it is no less real. You don’t have to force yourself to enjoy the season simply because everyone else seems to. With the right support, most people can learn to manage seasonal changes in mood and feel more like themselves throughout the year.


For help with summer depression contact Medipsy at info@medipsy.ca or 514 419-3005. 

 

 

References

 

American Psychiatric Association. (2022). Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (5th ed., text rev.; DSM-5-TR).

 

Melrose, S. (2015). Seasonal affective disorder: An overview of assessment and treatment approaches. Depression Research and Treatment, 2015, Article 178564.

 

Rosenthal, N. E., & Wehr, T. A. (1987). Seasonal affective disorders. Psychiatric Annals, 17(10), 670–674.

CE QU'EN DISENT LES GENS

Rita S.

C'est la clinique qu'il vous faut si vous voulez voir un psychologue/psychothérapeute qui a des qualités d'attention, de professionnalisme, d'empathie et qui ne porte pas de jugement lorsqu'il vous prend comme client. J'ai eu quelques problèmes administratifs et j'ai eu affaire à Maria qui a non seulement résolu les problèmes rapidement, mais qui a aussi été un plaisir et une personne merveilleuse avec qui travailler. Je n'irais pas ailleurs que dans cette clinique.

J. K.

 Je ne saurais exprimer assez ma profonde gratitude pour l'expérience thérapeutique que m'a offerte le Dr Fitzpatrick. Après trois mois et plus d'une douzaine de séances, je peux honnêtement dire que cette expérience a été l'une des meilleures décisions que j'aie jamais prises pour ma santé et ma vie personnelles. L'équipe de Medipsy est rapide et professionnelle et l'endroit est très accessible et pratique. Hautement recommandé !

Teagan D.

Je suis nouvellement arrivée à Montréal et j'ai laissé derrière moi un très bon thérapeute à Toronto. Il m'a suggéré Medipsy et je suis ravie d'avoir suivi son conseil !

Nos origines

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Dre Marilyn Fitzpatrick, M.Ed., Ph.D.

Associé fondatrice, directrice clinique

MARILYN FITZPATRICK, M.Ed., Ph.D., OPQ, est une psychologue agréée qui a pratiqué la psychothérapie et la supervision de la psychothérapie pendant de nombreuses années.  Chercheuse et professeure émérite à l'Université McGill, elle a été directrice de programme et directrice de la formation clinique du programme de psychologie du counseling de cette université.  À ce titre, elle était responsable de l'élaboration et de l'administration des programmes de formation agréés par la Société canadienne de psychologie, l'American Psychological Association, l'Ordre des psychologues du Québec et l'Ordre des conseillers d'orientation du Québec. 

Le Dr Fitzpatrick a présidé ou animé un certain nombre de conférences nationales et internationales sur la psychologie et la psychothérapie. Elle a publié de nombreux manuscrits, fait des dizaines de présentations lors de conférences et devant des sociétés savantes, et reçu des fonds de la part d'importants organismes subventionnaires.  Elle a siégé au comité de rédaction de revues internationales et a édité des sections spéciales de revues canadiennes et internationales. Ses recherches sur les facteurs liés au succès de la psychothérapie, sur l'aide aux cliniciens pour offrir le meilleur niveau de soins personnalisés fondés sur des données probantes et sur la clarification des valeurs et l'engagement inspirent son travail clinique et de supervision chez Medipsy. Elle dirige BecomingYourBestSelf.org pour aider les gens à mieux comprendre leurs valeurs et à vivre une vie plus riche et plus significative.

MARTIN DRAPEAU, M.P.s, Ph.D., OPQ, est psychologue clinicien et psychothérapeute agréé, directeur des programmes de maîtrise et de doctorat à l'Université McGill, professeur de psychologie du counselling et de psychiatrie à l'Université McGill et professeur auxiliaire de psychologie clinique à l'Université de Sherbrooke. Il est directeur du Groupe de recherche sur le processus de psychothérapie de l'Université McGill et codirecteur du programme de recherche sur le processus de psychothérapie Science and Practice in Psychology Research Group de l'Université McGill. En tant que chercheur clinicien, le Dr Drapeau est également affilié à plusieurs groupes de recherche prestigieux au Québec, dont Qualaxia, un réseau de chercheurs, d'experts, de décideurs et de cliniciens engagés dans l'amélioration de la qualité des soins en santé mentale, ainsi que le Groupe RENARD et le Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal.

Ancien directeur de projet à l'Institut Lady Davis (Institut de psychiatrie communautaire et familiale), il a été vice-président de l'Ordre des psychologues du Québec (OPQ) pendant plusieurs années, a siégé à son comité exécutif et à son conseil d'administration, et a présidé son comité de formation continue. Il a également été membre de nombreux comités scientifiques et d'organisation de congrès de l'OPQ. Le Dr Drapeau a été le rédacteur en chef de trois revues scientifiques, dont Psychologie canadienne et Science et pratique ; il fait partie du comité de rédaction d'un certain nombre d'autres revues, a publié de nombreux articles dans des revues évaluées par des pairs et a reçu de nombreuses subventions et récompenses. Il a participé à de nombreux comités de l'Ordre des psychologues du Québec et de la Société canadienne de psychologie, notamment le Presidential Taskforce for Evidence Based Practice, et a été le représentant du Québec au Conseil des représentants de l'American Psychological Association pendant plusieurs années. Le Dr Drapeau est membre élu du Collège des nouveaux chercheurs de la Société royale du Canada. De plus amples informations, y compris son curriculum vitae, sont disponibles sur son site web personnel. 

Dr Martin Drapeau

Dr. Martin Drapeau, M.P.s, Ph.D.

Associé fondateur, Directeur de la formation en ligne

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